Photographie – 101 – 022

Chère Catherine,

 

Nous arrivons, Marie Rose et moi, d’une petite randonnée de trois semaines en Provence, ce qui nous a permis de faire quelques exercices de photo dont je veux partager certains aspects.  Nous avons fait des photos d’architecture, de monuments et de paysages évidemment.  Mais nous avons aussi fait quelques photos de nuit ou en faible lumière et en mouvement de l’intérieur d’un véhicule en marche.  Nous aurons l’occasion de parler de tout ça, exemples à l’appui, mais je vais aussi déborder de la simple saisie de la photo au travail des images après leur sortie de la caméra, à l’ordi, nos chambres noires électroniques, à l’aide de Photoshop Éléments autant que Adobe Photoshop CS.

Photoshop Elements (de son vrai nom) est maintenant disponible pour téléchargement dans sa version 11 pour 80$ US et un mois d’essai gratuit si tu en as envie.  Il est relativement facile à apprivoiser en utilisant seulement l’interface et les fichiers d’aide qui viennent avec le logiciel, fort convivial.  À mon avis, c’est ce qui se fait de mieux et de plus abordable pour travailler tes photos après la saisie et, encore une fois, je recommande de travailler en format RAW pour conserver un maximum d’informations (négatif) sur la photo saisie.

On peut se contenter des images telles qu’elles sortent de nos appareils.  On fait mieux si on prend la peine de les traiter par la suite.  Il est rare qu’une photo soit satisfaisante à sa sortie de la caméra.  Il est rare qu’elle n’ait pas besoin de recadrage, de redressement, d’ajustement de contraste ou de saturation, désaturation des couleurs.  Ces interventions sont d’une simplicité déconcertante et font un monde de différence sans aller plus loin.  Mais on peut, si on veut, aller beaucoup, beaucoup plus loin.

C’est vrai que j’ai le temps de le faire.  Cependant, je trouve autant de plaisir à travailler mes images, de retour à la maison, que j’en ai à les saisir in situ et la différence est remarquable.  On peut faire des tonnes de photos à l’occasion de nos sorties, nos vacances, nos voyages.  Le jour suivant, ou six mois plus tard, rien ne presse, on peut y revenir et découvrir de vrais petits trésors dans notre banque d’images et passer des heures, voire des jours à révéler ce qu’on a fait de mieux ; ce qu’on a raté aussi.

J’ai beaucoup d’exemples et de la difficulté à choisir où commencer mais, dès notre première journée à Aix nous n’avons pu résister à la tentation de sortir de notre petit appartement, sur la rue où elle est située, joliment nommée Rue du Puits Neuf et tout de suite profiter de la beauté des lieux pour faire quelques images.  En voici une des toutes premières, telle qu’elle est sortie de la caméra.

Figure 122-001

Figure 122-001

Je ne me promène jamais autour de chez-nous, à Laval, pour photographier les portes, les fenêtres et les rues.  À Aix, c’est tout le contraire.  Nous n’avions pas mis le pied à la rue que la beauté des lieux s’est offerte à nous.  Cette porte est à deux pas d’où nous logions.  Je te présente l’image sans retouche sauf redimensionnement pour des raisons évidentes de publication.

Je l’ai faite avec ma Canon 50D munie d’un objectif EF-S17-85mm à une focale de 17mm, me donnant un maximum de recul dans une rue très étroite.  ISO 200, f4, 5 à 1/60 de seconde.  Selon mon habitude, j’avais déterminé l’ISO et décidé de choisir moi-même l’ouverture en fonction de la lumière disponible (mode Av).  Travaillant à main levée, quand j’y pense je n’aime pas laisser ma vitesse tomber au-dessous du 60è de seconde afin d’éviter les problèmes de mouvement, même si l’objectif utilisé est muni d’un système de stabilisation.  N’ayant aucun problème de profondeur de champ dans ces circonstances, j’ai basculé à f4, 5 par simple commodité pour obtenir le 60è de seconde en vitesse d’obturateur, suivant en cela ce que le photomètre de l’appareil me suggérait.

Tout de suite, on constate que la photo est surexposée et manque, à mon goût, de contraste, de saturation des couleurs et de netteté.  Le décor est beau mais la photo ne lui fait pas honneur.  En principe, telle qu’elle, c’est une photo ratée.  Le photomètre s’est sans doute basé sur la partie sombre de la porte et du feuillage pour demander une plus grande ouverture, donc plus de lumière, à la recherche de son beau gris moyen avec le résultat que l’on voit :  la photo est pâle et délavée.

Minute papillon !

Figure 122-002

Figure 122-002

Vois la différence !  Un petit passage par Photoshop, notre chambre noire, quelques petits ajustements (tweak, comme disent les anglos) et c’est une nouvelle photo.  Rien n’a été ajouté ni ôté à l’image.  Toute l’information que l’on voit était déjà là.  Il suffisait de la faire ressortir.  Pas certain que c’aurait été si facile avec une photo en JPG au sortir de l’appareil.  Cependant, en format RAW qui ne jette rien à la poubelle avant de livrer la marchandise, il est facile de récupérer cette information avant de convertir la photo en format JPG pour publication.  Vive le RAW !  Vive Photoshop !

Tu peux cliquer sur les vignettes pour voir la version 1000 pixels x 666 pixels et mieux comparer les images.

Quelques précisions sur Photoshop Elements : il s’agit en fait de deux logiciels intégrés.  À ses toutes premières versions, il s’agissait de deux logiciels séparés et autonomes, le premier étant un organiseur permettant de trier et classer ses photos et leur assigner des étiquettes, les classer par catégories et sous catégories de manière facile et pratique.  Le second est un éditeur étonnement puissant donnant accès à beaucoup des outils et options disponibles dans la version Photoshop CS.  Depuis la version trois, je crois, Adobe a choisi d’intégrer les deux logiciels.  L’organiseur et l’éditeur restent séparés mais dans la même installation unique parfaitement intégrée.  Les deux fonctionnent en tandem et le passage de l’un à l’autre se fait facilement et en douceur.

Un des gros avantages de Photoshop Elements est la protection contre l’accidentelle écriture destructive d’un fichier par-dessus l’autre.  Avec Elements, on n’a pas à craindre de perdre ses originaux, l’éditeur travaillant sur des copies modifiés bien identifiés et sauvegardées en pile dans l’organiseur.  On peut donc avoir de nombreuses copies de la même photo à différentes étapes de travail ou, si tu préfères, en plusieurs versions.  C’est un logiciel facile à maîtriser.  En visitant le site d’Adobe tu trouveras beaucoup plus d’informations que je ne peux t’en livrer ici.

 

Édouard Dugas

http://ed-mr.ca

 

 

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